Lâcher prise, des astuces pratiques

Aimeriez-vous vous sentir serein et en pleine possession de votre potentiel en toute situation ? En paix ? Animé par une joie profonde ? Oui ? Alors, lâchez prise !

Vous avez sans doute déjà entendu ce mot, ce mot tendance, utilisé à toutes les sauces : lâcher prise. Mais quelle est la signification de cette expression: lâcher prise ? La plupart d’entre nous souhaitons lâcher prise. Mais comment ? Comment fait-on pour lâcher prise ? Y aurait-il un mode d’emploi, une recette, une technique?

Lâcher prise veut dire cesser de vouloir maitriser et contrôler les situations de votre vie quotidienne. Autrement dit, cela veut dire accepter, accueillir ce qui vous arrive et ce qui arrive autour de vous. Cela veut dire : laisser le flux de la vie suivre son cours, le laisser passer, couler librement à travers vous.
Vous vous demandez peut-être quoi accueillir concrètement ?

Alors on peut accueillir les émotions, les pensées, les sensations. Cela veut dire en prendre conscience, les regarder en face, les écouter, accepter leur existence et reconnaître innocemment leur droit à exister elles aussi.

Exercice pratique « le lâcher prise »

Le monde extérieur est le reflet, le miroir, il est à l’image de l’attention que vous portez à l’espace intérieur.

Alors portez votre attention sur votre espace intérieur et vos émotions. Prenez conscience, regardez, écoutez-vous. Au milieu de votre poitrine. quelle émotion ressentez-vous à cet instant ?

Pour vous aider, imaginez l’émotion tel un petit enfant qui crie, pleure, hurle. Il cherche votre attention. Tant qu’il ne l’obtient pas complètement, il redouble d’intensité, encore et encore. Vous  vous bouchez les oreilles, vous résistez, vous fuyez, vous combattez. Jusqu’à ce qu’épuisé, vous lâchez prise, vous rendez les armes. Vous avez tout essayé alors vous vous asseyez en face de lui et vous lui dites « c’est bon je t’écoute ».

C’est à cet instant que le miracle se produit. L’enfant se calme, vous le prenez dans vos bras, vous le réconfortez et puis, apaisé, il repart à ses occupations.

 


Trop d’enthousiasme

Depuis quelques temps, je réalise des projets passionnants, des projets qui me tiennent vraiment à coeur et qui nourrissent chacune des parties de mon être.
 Je suis tellement enthousiaste et impatiente de les voir se réaliser que je redouble la cadence.

Je pose des objectifs élevés, des échéances très optimistes. J’ai des listes de tâches à exécuter, de personnes à appeler, à rencontrer. J’aime mes projets, ils sont en accord avec mes valeurs, je rencontre des personnes passionnantes et inspirantes. J’ai la tête qui bouillonne de mille idées à la seconde.
Mais voilà sans que je ne le vois venir, ce qui devait arriver arriva.

Au bout d’un moment, la pression est trop forte, je n’en peux plus, je suis au bord de l’explosion. Je ne suis plus capable de regarder mon bureau ni mon ordinateur sans ressentir dans ma tête et dans ma poitrine comme des décharges électriques. Tous ces projets qui me transportent, me voilà incapable de les voir en peinture : Comment n’ai-je pas prêté attention aux signes avant coureurs ?

Moi qui dans le cadre de mon travail suis amenée à rencontrer et à accompagner des personnes en burn out… Aurai-je oublié d’appliquer à moi-même tout ce que je transmets à mes patients? Alors je prends conscience que mon corps vient une nouvelle fois de me rappeler à l’ordre. Une nouvelle fois j’ai oublié et j’ai couru, j’ai couru trop vite et comme la plupart d’entre nous j’ai tutoyé les symptômes des maladies modernes.
 Ce sont les maladies de style de vie.

En effet, je vis dans un environnement moderne donc plutôt citadin, bien que j’habite dans une jolie maison avec un grand jardin, dans un endroit privilégié de la région parisienne. Mais dans ma maison aux murs en béton et avec tous les appareils électriques et électromagnétiques qui rayonnent, je suis déconnectée de mon milieu naturel. Je ne suis plus au contact de l’énergie magnétique de la terre (comme lorsqu’on marche pieds nus sur le sable ou sur la terre), de la lumière naturelle du soleil et des ions négatifs de l’air que l’on trouve au bord d’une cascade ou dans une forêt.
Alors devant le constat de mon état physique, je décide d’agir pour venir en aide à mon corps. Il y a urgence.

J’éteins mon ordinateur et je ferme mon calepin de « choses à faire ». Par chance, le soleil brille à l’extérieur et la température est douce. Je passe alors en revue les parcs et forêts près de chez moi et je cours au plus proche; mon petit chien est de la partie!
 Et nous voilà nous promenant dans une forêt au milieu d’arbres dont certains sont sans doute centenaires, l’air y est pur et ressourçant, je savoure le silence teinté du chant des oiseaux. Lorsque j’entends le chant des oiseaux, mon coeur bondit de joie, comme si ces sons permettaient qu’une vague de bonheur me traverse la poitrine, sublimant lors de son passage toute « sombritude » dans mes émotions et mes pensées. Je me sens hors du temps, plus d’impératif, plus d’échéance.

Ici chacun est ce qu’il est sans chercher à en faire plus, à aller plus vite que la musique. L’arbre, le ciel, le soleil, le vent, l’oiseau, chacun suit le cours de la vie, à son rythme. Alors je ralentis encore et je m’installe sur un banc. Et je m’inspire de la nature…