Vivre pour soi avant tout, ce n’est pas égoïste

 

Un être humain qui écoute plus les autres que sa propre sagesse, devient facilement manipulable. Il se transforme progressivement en robot, fonctionnant selon un programme préétabli et ainsi, il passe à côté de sa vie, en mode survie.
Vous avez sans doute déjà entendu des phrases du genre: « Tu manques de confiance ! » ou « Il faut se battre dans la vie ! » ou encore « Le bonheur ne tombe pas du ciel ! ».
À force d’entendre ce langage discordant, nous avons inconsciemment enregistré ces croyances si limitantes et nous avons commencé à vivre notre vie à travers les concepts d’autrui.

Combien d’énergie n’avons-nous pas déjà investi à vouloir plaire aux autres, à nous occuper des autres, de notre travail, de notre animal de compagnie, tout en nous plaçant comme la dernière roue du carrosse ? Et nous nous étonnons que notre vie soit si lourde à porter, si compliquée, si exténuante, si douloureuse ?
Cette pratique est en essence le déclencheur de bien des problèmes, des frustrations, des anxiétés, des nuits d’insomnie, voire même de douleurs physiques.

En nous donnant enfin la permission de vivre selon nos propres aspirations, alors toute notre dynamique de vie change naturellement.
Au fil de notre existence, on nous a invité à bannir l’égoïsme. On nous a invité à être un exemple pour les autres, à porter d’innombrables masques, à être conformiste, gentil, humble…à être tout, sauf nous-mêmes.
Les termes ont été confondus, jusqu’au point de nous faire croire que l’altruisme et le respect de l’autre ne s’harmonisent pas du tout avec l’attention portée sur soi ou avec le pouvoir de penser à nous-même comme nous le méritons. Et c’est totalement faux.
Ne pas penser à Soi, c’est se tuer à petit feu. C’est renoncer à notre authenticité et notre unicité. Et comment pourrions-nous faire preuve de générosité envers autrui, si nous ne nous nourrissons pas avant tout de notre amour propre. Plus encore, quiconque s’occupe de soi comme il le mérite peut aussi offrir le meilleur de lui-même aux autres.

Si nous ne vivons pas pour nous-mêmes avant tout, alors à quoi bon vivre, n’est-ce pas ? À quoi pourrait nous servir cette vie, si c’est pour vivre la vie de nos parents, de nos enfants, d’une tierce personne adulée ou si c’est pour suivre un quelconque dogme ? Dans ces conditions, il ne nous sera jamais possible de faire la plus belle expérience qui soit : la découverte de SOI.

Il y a tellement de potentiels insoupçonnés qui sommeillent en nous. Mais pour pouvoir goûter à toutes ces facettes qui nous composent et qui nous sont propres, nous devons nous placer au centre de notre vie !

Pour le temps que nous passons sur cette belle petite planète bleue, faisons le choix de ne plus vivre à travers autrui. Faisons le choix de ne plus nous comparer. Cessons de répliquer ce que l’autre fait ou dit. Ayons le courage de mettre en lumière notre unicité !
Il est de notre droit de vivre notre vie, selon notre propre énergie et sagesse. Ce faisant, nous goûtons à nouveau à cette liberté d’être qui nous habite profondément et qui nous permet de « danser avec la vie » ! Ce n’est que lorsqu’une personne parvient à se connaître vraiment en s’occupant d’elle-même et en s’accordant de la valeur qu’elle peut atteindre la véritable liberté.


Et voici quelques idées qui j’espère vous inspireront à faire votre propre liste pour penser à vous:

Respecter et vivre selon mes aspirations profondes;
Être moi dans toute mon authenticité et non ce que les autres veulent que je sois;
Être pleinement et consciemment dans le moment présent;
Faire quelque chose qui me fait plaisir chaque jour;
Être clair(e) dans mes demandes et dans mes limites;
Passer du temps seul(e);
Identifier les dialogues internes toxiques et les transformer en dialogues positifs;
Prendre une pause avant de réagir et me poser la question : est-ce que je veux vraiment faire ça?
Poser une action chaque jour en direction de mes objectifs et célébrer ma réalisation;
Être dans la gratitude et commencer chaque jour avec au moins 3 choses pour lesquelles je suis reconnaissant(e);
Rire souvent et commencer ma journée avec un sourire;
Chanter et danser le plus souvent possible;
Me traiter avec amour, patience et bienveillance – être mon/ma meilleur(e) ami(e);
Écouter mon intuition et faire ce qui me semble bon pour moi;
Prioriser mon développement personnel, qu’importent les défis qui se présentent à moi.


 


La confiance en soi est innée et le mental un allié

Aujourd’hui, je souhaite vous parler de la « confiance en soi »: un sujet très répandu. Pour cela, observons le comportement des enfants en bas âge. Prenons l’exemple de mon petit voisin -Lucas 4 ans- il n’a jamais fait de vélo, il veut faire cette expérience. Alors permettez-moi de vous poser quelques questions. Pensez-vous qu’il va se demander s’il a assez de confiance ou si son niveau de confiance est assez élevé pour s’adonner à cette expérience? La réponse est non, n’est-ce pas? Et il se lance et que se passe-t-il? Il tombe. Après être tombé du vélo, est-ce que Lucas se dit : tiens, il faudrait peut-être que je développe ma confiance pour pouvoir remonter sur le vélo? Non plus, n’est-ce pas? Et, est-ce que Lucas va chercher dans son mental des raisons qui vont expliquer sa chute? Non plus. Donc voyez-vous, on peut dire que la confiance est un concept, certes alléchant et très vendeur, mais l’être humain n’est pas né avec cela. Il n’a pas besoin de confiance. Il n’a pas besoin de cet outil. La confiance est quelque chose d’innée, elle ne s’acquiert pas. C’est quelque chose qui est déjà là, la confiance est complètement naturelle.

Le mental est un précieux allié tout comme le corps physique. Il est l’intermédiaire entre l’être humain et l’intuition. Il sert à intercepter des informations qui viennent de notre intuition. L’image qui est véhiculée dans le conditionnement collectif n’est pas celle-ci. Il est souvent dit que le mental est trop bavard, trop ceci ou trop cela. Beaucoup de livres accusent le mental à tort d’être quelque chose qu’il n’est pas. Mais comment faire de lui un ami, si nous le mettons sans cesse sous pression.

Plus nous observons le mental, et plus nous comprenons sa véritable fonction. Le mental est comme un espace, au départ il est vide. Puis au fil des ans, cet espace s’est retrouvé rempli d’informations : de conditionnements, de croyances, d’émotions refoulées, de comportements hérités. Nous avons commencé à confondre le mental, cet espace vide qui sert à intercepter les informations qui viennent de l’intuition, avec tout ce qui a été stocké en lui.

Reprenons l’exemple de l’enfant : aucun enfant ne parle de confiance, de pensée positive, de mission de vie ou de quelque autre concept. Au départ, l’enfant est toujours porté par son intuition sans aucune réflexion préalable, sans anticipation et sans appréhension. Cela change très vite. Le remplissage se fait progressivement, et on ne s’est pas aperçu que cet espace devenait complètement encombré.

Alors quand le mental cherche une information, il ne la trouve pas, car la plupart des informations qui l’encombrent ne lui appartiennent pas. Faisons de notre mental un fidèle allié ; il est doté d’une intelligence incroyable et il est l’intermédiaire entre l’être humain et l’intuition donc utilisons-le à bon escient. Pour ce faire, il est important de faire un tri, de prendre du temps, d’observer cet espace mental et de voir tout ce qui a été entreposé en lui. Et lorsque la prochaine fois que la pensée « manque de confiance » apparaît, posez la question suivante au mental : mon ami mental, est ce que cette pensée « manque de confiance » t’appartient? Posez-lui la question, non pas pour faire une longue analyse mais juste pour pouvoir collaborer avec lui, pour recréer une relation solide avec cet espace mental.

Je vous invite vraiment à passer du temps avec votre mental, à observer cet espace. Et demandez-lui, est-ce que telle croyance t’appartient, est-ce que telle pensée t’appartient, est-ce que ceci ou cela t’appartient? Plus vous allez faire cela, plus ce mental va pouvoir se libérer de tout ce qu’il a accumulé au fil des ans, de tous ces sacs qui ne lui appartiennent pas et qui lui alourdissent péniblement la vie. Si vous portez votre attention sur ceci, si vous mettez de la lumière là-dessus, si vous observez et comprenez ce fonctionnement, alors vous observez et vous comprenez la vie. Et la vie n’est qu’une expérience interne. Tout ce que vous percevez à l’extérieur émane de l’intérieur.