La confiance en soi est innée et le mental un allié

Aujourd’hui, je souhaite vous parler de la « confiance en soi »: un sujet très répandu. Pour cela, observons le comportement des enfants en bas âge. Prenons l’exemple de mon petit voisin -Lucas 4 ans- il n’a jamais fait de vélo, il veut faire cette expérience. Alors permettez-moi de vous poser quelques questions. Pensez-vous qu’il va se demander s’il a assez de confiance ou si son niveau de confiance est assez élevé pour s’adonner à cette expérience? La réponse est non, n’est-ce pas? Et il se lance et que se passe-t-il? Il tombe. Après être tombé du vélo, est-ce que Lucas se dit : tiens, il faudrait peut-être que je développe ma confiance pour pouvoir remonter sur le vélo? Non plus, n’est-ce pas? Et, est-ce que Lucas va chercher dans son mental des raisons qui vont expliquer sa chute? Non plus. Donc voyez-vous, on peut dire que la confiance est un concept, certes alléchant et très vendeur, mais l’être humain n’est pas né avec cela. Il n’a pas besoin de confiance. Il n’a pas besoin de cet outil. La confiance est quelque chose d’innée, elle ne s’acquiert pas. C’est quelque chose qui est déjà là, la confiance est complètement naturelle.

Le mental est un précieux allié tout comme le corps physique. Il est l’intermédiaire entre l’être humain et l’intuition. Il sert à intercepter des informations qui viennent de notre intuition. L’image qui est véhiculée dans le conditionnement collectif n’est pas celle-ci. Il est souvent dit que le mental est trop bavard, trop ceci ou trop cela. Beaucoup de livres accusent le mental à tort d’être quelque chose qu’il n’est pas. Mais comment faire de lui un ami, si nous le mettons sans cesse sous pression.

Plus nous observons le mental, et plus nous comprenons sa véritable fonction. Le mental est comme un espace, au départ il est vide. Puis au fil des ans, cet espace s’est retrouvé rempli d’informations : de conditionnements, de croyances, d’émotions refoulées, de comportements hérités. Nous avons commencé à confondre le mental, cet espace vide qui sert à intercepter les informations qui viennent de l’intuition, avec tout ce qui a été stocké en lui.

Reprenons l’exemple de l’enfant : aucun enfant ne parle de confiance, de pensée positive, de mission de vie ou de quelque autre concept. Au départ, l’enfant est toujours porté par son intuition sans aucune réflexion préalable, sans anticipation et sans appréhension. Cela change très vite. Le remplissage se fait progressivement, et on ne s’est pas aperçu que cet espace devenait complètement encombré.

Alors quand le mental cherche une information, il ne la trouve pas, car la plupart des informations qui l’encombrent ne lui appartiennent pas. Faisons de notre mental un fidèle allié ; il est doté d’une intelligence incroyable et il est l’intermédiaire entre l’être humain et l’intuition donc utilisons-le à bon escient. Pour ce faire, il est important de faire un tri, de prendre du temps, d’observer cet espace mental et de voir tout ce qui a été entreposé en lui. Et lorsque la prochaine fois que la pensée « manque de confiance » apparaît, posez la question suivante au mental : mon ami mental, est ce que cette pensée « manque de confiance » t’appartient? Posez-lui la question, non pas pour faire une longue analyse mais juste pour pouvoir collaborer avec lui, pour recréer une relation solide avec cet espace mental.

Je vous invite vraiment à passer du temps avec votre mental, à observer cet espace. Et demandez-lui, est-ce que telle croyance t’appartient, est-ce que telle pensée t’appartient, est-ce que ceci ou cela t’appartient? Plus vous allez faire cela, plus ce mental va pouvoir se libérer de tout ce qu’il a accumulé au fil des ans, de tous ces sacs qui ne lui appartiennent pas et qui lui alourdissent péniblement la vie. Si vous portez votre attention sur ceci, si vous mettez de la lumière là-dessus, si vous observez et comprenez ce fonctionnement, alors vous observez et vous comprenez la vie. Et la vie n’est qu’une expérience interne. Tout ce que vous percevez à l’extérieur émane de l’intérieur.

 


Apporter de la lumière pour prendre soin de soi

Aujourd’hui je vous parle de mon amie, Iris. Nous nous connaissons depuis de longues années. Iris était de nature plutôt très réservée. Elle parlait peu et seulement aux personnes familières. Sa vie sociale était de ce fait assez restreinte. Elle était extrêmement douée en expression écrite, elle obtenait toujours des notes incroyables à ses compositions. J’appréciais particulièrement les moments où son visage prenait vie et ses yeux s’animaient d’un enthousiasme insoupçonné. Elle m’a confié récemment qu’enfant, elle était très bavarde en classe, c’est pourquoi son institutrice l’avait isolée et l’avait placé seule à une table. Depuis ce moment Iris s’était fermée comme une huitre et n’avait plus ouvert la bouche pour prendre la parole à l’école.

Maintenant je suis témoin de la transformation, de l’éveil d’Iris. A ma grande joie, il y a quelques mois, elle s’est inscrite à un de nos ateliers « Apprendre à s’aimer ». Elle a fait la démarche de poser une journée de congé à son travail et elle est venue. Elle me raconte aujourd’hui qu’elle garde un merveilleux souvenir de ce moment. Il lui a ouvert des portes qu’elle explorent pleinement; des graines précieuses ont été semées et elle les arrose avec beaucoup de soin.

Avec aisance, elle prend maintenant plaisir à échanger avec des personnes qu’elle rencontre pour la première fois. Elle s’est inscrite à des cours de biodanza, de chant. Elle écoute de la musique et ressent les vibrations. Elle a recours à des séances de shiatsu et de naturopathie. Elle se procure des livres pour apprendre à prendre soin de sa peau, de son alimentation et de la santé de son corps et de son esprit.

Elle s’éveille, s’ouvre et s’émerveille, se demandant bien comment elle n’avait pas fait tout cela plus tôt.

Nous vivons dans un environnement habité par le temps et l’amour qui lui ont été consacrés. Et c’est cela qui rend notre quotidien plus vivant et plus agréable. Plus que les choses qui nous entourent, c’est l’énergie mise à prendre soin de nous, à travers elles, qui compte.

Iris se pose alors souvent cette question : quels sont les espaces, dans sa vie, auxquels elle ne donne pas assez de lumière et qui ont besoin qu’elle prenne soin d’eux? Ce petit recoin sous l’escalier ? Sa vie sociale ? Son alimentation ? Le temps passé à apprendre de nouvelles choses? Ses papiers administratifs ? Quels sont-ils, ces petits recoins sombres ?

Quelle partie de sa vie a le plus besoin qu’elle lui donne de l’amour et de l’attention ?

Cette période de prise de conscience n’est pas de tout repos pour tout le monde. Sans doute est-ce pour cela qu’on peut ressentir les immenses bienfaits qu’il y a à se laisser guider par les réponses qui en découlent. Iris a eu maintes occasions d’en faire l’expérience.

Je vous raconte l’histoire d’Iris car j’ai envie de vous inviter aujourd’hui à vous demander ceci : quelles sont ces parties de votre vie qui ont tellement besoin que vous leur apportiez de la lumière ? Vous allez voir, c’est simplement magique. ✨⭐️💫