IL N’Y A PAS D’ISSUE DANS CE MONDE

Tu es enfermé, confiné, conditionné

Depuis tellement longtemps, j’observe la vie, j’observe ma vie…
De par ma profession j’ai navigué dans des milliers d’histoires de vie
J’ai exploré un nombre infini d’ouvrages de psychologie humaine
Expérimenté tellement d’approches et de techniques

Quels que soient les changements que tu effectues dans le monde (conjoint, profession, lieu de vie…)
Tu crois que ça change parce que la forme change mais au fond rien ne change
Ou que tu ailles dans la lutte, dans la fuite,
tôt ou tard tu rencontres les barreaux de ta prison, des problématiques
Des schémas répétitifs, les mêmes scénarios qui se répètent encore et encore

Il n’y a pas d’issue dehors, dans le monde dans lequel tu évolues,
parce que ce sont tes blessures (celles que tu hérites des générations qui te précèdent)
que tu projettes sur l’écran de ta conscience, comme sur un miroir
et ça crée ta vie, ton histoire, ton rêve, ton cauchemar

Le constat est affligeant n’est-ce pas? Alors que faire?
Une issue, une seule, la seule

Rentrer dedans, à l’intérieur de toi, loin loin loin
Observer cet espace intérieur, observer le désastre, prendre conscience

Puis relever tes manches, t’occuper de chaque blessure, de chaque émotion refoulée, de chaque pensée toute faite, de chaque conditionnement,
Apprendre à t’accueillir dans tous tes états, dans toute ta vulnérabilité, dans tout ce qui fait de toi ce que tu es
Apprendre à sortir de la lutte et de la violence avec toi-même
Apprendre à t’aimer, à te pardonner, à aimer l’autre, à lui pardonner aussi…
Apprendre à dire oui, à faire UN avec LA Volonté au plus profond de toi
Te soumettre à LA Volonté, au Souverain en toi
Obéir à l’Autorité à l’intérieur de toi

Alors ta volonté n’est plus une volonté personnelle mais LA Volonté de CE QUI EST
De ce qui émerge en toi

Et au fond de toi ça s’apaise … vraiment
Tu l’observes enfin dans ta vie, dans les situations et avec les autres…
Tout devient fluide, tout se fait naturellement, tout est vivant, intense, joyeux…

Caroline Karout

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