Réflexions

Ne rien faire juste avoir toujours plus confiance en la vie

Aujourd’hui Rose, que j’accompagne depuis quelques mois, m’a raconté comment elle a réussi le tour de force de se créer une phobie des activités qui la passionnent et à retrouver l’équilibre. Son témoignage m’a semblé intéressant, et avec son autorisation, j’ai décidé de le partager avec vous. Nous sommes à la fin de l’année scolaire, à quelques jours de son départ en congé. Son corps est au bout, épuisé. Il tremble de tous ses membres, le cœur palpite, avec la sensation qu’il ne résistera pas et qu’il va lâcher. Alors elle abandonne, il n’y a plus d’autre choix que de ne rien faire. Elle a à peine suffisamment d’énergie pour annuler les quelques rendez-vous qu’elle a prévu. A ce point, il n’y a plus qu’à vivre la crise, à accompagner le corps dans sa traversée du désert et à observer les émotions et les pensées qui émergent et se bousculent à cette occasion. *** Elle prend conscience de ce nouvel avertissement du corps qui exhorte le repos maintenant, tout de suite, en urgence. Elle prend aussi conscience qu’elle est encore et toujours entrainée dans le décider, le vouloir faire, faire encore et encore et faire vite. Alors qu’une autre partie d’elle-même la pousse à cultiver l’être, la simple présence à la vie, vivre ce qui se présente naturellement. Moins prévoir, anticiper, organiser, plus faire confiance à la vie et laisser les choses se faire d’elles-mêmes. Force est de constater qu’elle navigue au milieu de deux courants opposés. Jusqu’à présent elle se trouvait gouvernée par le premier. Il est le modèle qui domine et qui est enseigné au sein de notre monde moderne. La voix du second a toujours été présente mais depuis un moment elle sent sa force monter lentement mais puissante comme une lame de fond. Il ne semble pas disposé à la moindre concession. *** De plus en plus de rencontres donnent naissance à de plus en plus de projets et d’activités passionnantes qui la rendent enthousiaste et impatiente. Elle a envie de foncer de concrétiser, cependant la force de son énergie est freinée, elle doit ralentir, son corps ne suit pas le rythme. A l’image d’une fusée lancée hors de l’atmosphère, les forces contraires risquent de faire exploser l’ensemble, c’est un moment délicat que de préserver le véhicule qui protège le cosmonaute. Son corps demande plus de repos, de lumière du soleil, d’air pur, d’eau saine, de douceur. Et comme la vie n’est que synchronicité, des vacances au bord de la mer sont prévues. Douze jours pour se ressourcer, se régénérer, savourer le contact avec un milieu naturel adapté au besoins essentiels de son corps, un rythme plus lent qui permet de prendre le temps, d’être à l’écoute des petites choses, pas d’objectif, pas d’agenda, pas d’horaires. Et si c’était cela la vraie vie, et si c’était cela vivre vraiment?

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Vous êtes auto-réparant ou l’auto-guérison

J’ai fait une découverte qui pour moi a son importance et j’ai eu envie de la partager avec vous. Cela va peut-être vous faire sourire ou vous paraitre évident. Mais pour ma part, j’ai mis un certain temps à percevoir l’idée, à la comprendre mentalement et encore un autre laps de temps à la mettre en pratique dans mon quotidien. Alors voilà, le corps est un organisme vivant. Il a la capacité de s’auto-guérir si on lui en donne la possibilité. A la différence d’une création de l’être humain  – un objet – , un organisme créé par la Vie elle même, a le pouvoir d’auto-réparation, d’auto-guérison et de régénération ; et c’est le cas du corps humain ! J’ai compris que l’être humain est sorti des conditions favorables a son développement. La vie moderne l’a éloigné de son environnement naturel. Le corps est une création parfaite, il a un fonctionnement parfait et s’adapte de manière parfaite aux situations et aux changements de conditions. Il répond à une loi naturelle : la loi de l’homéostasie. L’adaptation du corps à la vie moderne se traduit par ce que vous considérez être des symptômes et des maladies. En vérité le corps est malade de votre style de vie. Cette loi est en général peu connue ou elle est ignorée. Alors vous ne comprenez pas pourquoi la maladie vous tombe dessus, vous croyez que vous êtes victime du hasard ou du destin, vous êtes animés par des émotions de peur de colère ou de tristesse et vous allez souffrir. En fait, la clef est que la maladie est une conséquence, un effet visible de causes qui elles ne sont pas visibles. Ceci explique que tenter de réparer le corps uniquement, sans rien changer en amont, a peu ou pas de résultats durables. Supprimer un symptômes ne règle pas la santé globale. C’est d’ailleurs ce qui a fait dire justement à Einstein : « on ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés. » La bonne nouvelle est que à tout moment, vous avez le choix de faire demi tour, vous avez la possibilité de changer votre mode de pensée ainsi que votre style de vie. Vous pouvez faire appel à votre capacité d’auto-réparation, d’auto-guérison. Pour cela il suffit de changer pour revenir à un mode de vie plus en accord avec votre nature. L’idée est simple, logique voire évidente. Elle peut vous sembler moins facile à mettre en pratique et le changement peut bien sûr nécessiter du temps.     Apprendre l’auto-guérison Voici les conditions principales qui favorisent l’auto-guérison. – Le corps a besoin de respirer, de manière ventrale, un air pur. – Il est constitué à plus de 70% d’eau, il a donc besoin d’être hydraté avec une eau saine. – Il a besoin de lumière naturelle du soleil, au moins quelques minutes tous les jours. – Il a besoin de dormir, la régénération se fait lors d’un sommeil de qualité. – Il a besoin de se nourrir avec des aliments frais, naturels et principalement végétariens. – Le système émotionnel a besoin de relation, de contact, de lien, d’être aimé et d’aimer. – Le mental a besoin de quiétude, de paix. Exercice pratique à l’auto-guérison Pour amorcer le changement, je vous invite à prendre conscience de la sortie de route et de commencer à observer votre vie. Augmentez tous les jours un peu plus les conditions qui vous rapprochent de votre nature. Diminuer tous les jours un peu plus les conditions qui vous éloignent de votre nature. Aller petit à petit, jour après jour, doucement, vers l’équilibre. Accepter de vous adapter. Accepter le changement.

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